Le bonheur est (aussi) dans la mémoire !

par | 26 Nov 2025

Aujourd’hui, en formation d’écritures thérapeutiques, plongée dans un thème aussi intime que fondamental : la mémoire, et donc : le souvenir, l’oubli, l’identité. 

Une exploration passionnante qui m’a rappelé à quel point nos souvenirs façonnent ce que nous sommes : notre manière d’être au monde, nos relations, notre accès au bonheur. Car la mémoire étant malléable, nous pouvons en en comprenant la mécanique nous faire l’architecte de souvenirs qui font du bien !

La mémoire n’est pas fiable (et c’est tant mieux !)

Le lien entre mémoire – ce « parfum de l’âme » comme l’écrit George Sand – et bonheur est bien documenté sur les plans psychologique, émotionnel et neurologique. 

Nos souvenirs donnent du sens, de la cohérence et de la continuité à notre histoire.

Pourtant, notre mémoire est loin d’être fiable. Elle est sélective, en perpétuelle reconstruction, et parfois très éloignée de la réalité. A chaque rappel, notre cerveau reconstruit un souvenir à partir de fragments d’informations qui peuvent être modifiés, embellis, déformés ou délaissés en fonction de notre état émotionnel, de nos croyances du moment, et de nouvelles informations.

Cette malléabilité de la mémoire n’est pas un défaut, mais une liberté : un souvenir peut toujours être revisité et remodelé. On peut en extraire un sens nouveau, plus cohérent et plus soutenant, transformer une expérience en apprentissage, ou réactiver volontairement des souvenirs positifs pour recontacter leur énergie.

L’hypnose, l’écriture thérapeutique, parmi d’autres pratiques introspectives encadrées, permettent d’utiliser cette plasticité de la mémoire au service d’un plus grand bien-être. 

Le lien entre bonheur et mémoire 

Meik Wiking, directeur de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague a mis en avant des choses essentielles : 

  • Le bonheur dépend davantage de notre banque de souvenirs que de nos possessions.
  • Les souvenirs heureux sont des réservoirs internes de bien-être dans lesquels nous pouvons puiser en période difficile.
  • La qualité de l’attention lors d’un moment vécu prédit sa probabilité d’être retenu.
  • Le récit que nous faisons de nos souvenirs change leur impact émotionnel, et donc notre niveau de bonheur.

Pour Wiking, les « bons souvenir » ne révèlent pas du hasard, ils ne tombent pas du ciel, mais se créent, se cultivent, se façonnent. C’est un art, et on peut devenir un véritable « architecte de sa mémoire ».

Prendre soin de sa mémoire, comprendre son fonctionnement, c’est nourrir un capital précieux de ressources internes. 

Qu’est-ce qui fait qu’un souvenir reste ?

Dans son étude Happy Memory, Wiking met en évidence que créer de la mémoire exige d’abord de l’attention.

Dans un monde saturé d’écrans, de notifications et de distractions, cette qualité d’attention devient rare, mais elle est la première clé pour fabriquer des souvenirs durables et nourrissants.

En outre, un évènement est d’autant plus inscrit dans notre mémoire qu’il :

  • survient pour la première fois (ah ! la puissance des premières fois et l’esprit du débutant – Shoshin – pour ceux qui me suivent)
  • sollicite plusieurs sens : odeurs, sons, textures, lumière…
  • porte une forte charge émotionnelle
  • touche à notre identité profonde
  • renforce le sentiment de réussite ou de victoire

Comment construire des souvenirs positifs et durables ?

Pour Weik Wiking, on peut donc réellement architecturer ses souvenirs de manière active grâce à plusieurs leviers : 

  • L’attention (la présence) : être là, pleinement, ici et maintenant. Observer, ressentir, dire ce qui se passe.
  • Les rituels et les lieux : un évènement ancré dans un environnement à haute charge sensorielle, émotionnelle ou identitaire, s’imprime mieux : un repas spécial, une balade récurrente, un carnet du matin, un objet symbolique… 
  • Le récit : raconter, écrire, transmettre un souvenir le renforce. Il y prend forme,  sens et profondeur. L’écriture thérapeutique est ici un outil précieux : elle éclaire et fluidifie ce qui autrement resterait flou, dispersé ou douloureux.

Nous ne sommes pas les témoins de notre vie, mais ses artisans

Nous pouvons agir sur la manière dont nous nous souviendrons des moments que nous vivons aujourd’hui, mais aussi sur ceux d’hier qui nous font encore souffrir. 

Prendre soin de soi, c’est prendre soin de sa mémoire !

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Enraciné dans la Terre, le Coeur et le Ciel, j’accompagne depuis 2010 chacun dans sa soif de vitalité, de joie et de sens. Ma démarche s’adresse au corps, à l’esprit, aux émotions, à notre essence profonde.

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